– Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? (sous-entendu, vie professionnelle, parce qu’en fait, si ce n’était pas ce sujet, la question deviendrait bien trop large ! Mais cette réflexion annexe n’a pas de rapport avec la suite…)
– Je suis clowne en service de soins
– Ah c’est super d’aller voir les enfants quand ils sont malades
– Nous, avec Fanny, en ce moment, on travaille en gériatrie
– Ah ?!
C’est vrai, lorsqu’on pense clown, on pense souvent enfance, parce que le clown rejoint la spontanéité, la naïveté, le jeu de l’enfant. C’est donc tout naturel qu’ils se rencontrent et s’apprécient !
Oui ! Et c’est justement cela que l’on vient retrouver lorsqu’on propose nos visites en USLD, avec des adultes, des personnes âgées, qui ont tout cela en elles, cet enfant qui fait encore partie de nous, même une fois adulte. Et trouver ensemble la joie que cela procure d’entrer dans un état relationnel authentique et créatif, un état de présence à la façon du clown, notre façon unique d’être au monde, qui ressemble à ce que vit l’enfant.
Et non, ce n’est pas retomber en enfance, mais plutôt contacter ce qui est bien présent en soi des qualités de l’enfant ; désir de vivre, appétit de la rencontre et du lien à l’autre, qualité de l’instant présent, fantaisie, poésie, philosophie, intégrité, capacité à oser, curiosité… en quelque sorte, c’est laisser notre nature profonde jaillir !C’est en cela que je retrouve en clowne ce qui me passionne dans ma mission d’infirmière puéricultrice, je m’émerveille à chaque étape de la vie de cette forme de beauté et de sagesse qui nous a été offerte à l’origine, et que l’on peut cultiver tout au long de notre vie.

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