- « La bouche garde le silence Pour écouter parler le cœur » Alfred de Mussetpar mietteetleontinebe0be5a112
Lorsqu’on est ensemble, à 2, à 3, à plusieurs, et que l’on est attentifs à s’écouter… on a des chances de bien s’entendre !
J’aime écouter les autres, respecter le rythme des mots qui se donnent à entendre, leur voix unique. Quand j’écouter vraiment quelqu’un, je choisis d’entendre ce qu’il me dit, et aussi ses silences et même, tout le reste… et je reste à l’écoute de ce que j’en reçois.
Passer d’entendre, à écouter… En anatomie, j’entends avec mes oreilles, qui me servent à capter et intensifier le son. En clown, j’écoute les autres avec le corps entier, et avec le cœur. Parfois, j’écoute le fil de leur pensée, parfois, le fil de leur cœur. Mon cerveau pour nous comprendre, mon cœur pour nous rencontrer vraiment. Tout comme mes oreilles amplifient le son, ce que je reçois des mots et au-delà prend-il aussi plus d’ampleur lorsque cela se partagent en relation ?
C’est ce qui m’arrive lorsque je pars en visite avec Miette.
Notre écoute en éveil, ce qui nous est donné à entendre prend toute son importance par l’attention qu’on y accorde, à chaque instant. Nous offrons notre écoute pour que la personne que nous rencontrons se sente comprise, respectée, digne d’intérêt, reçue.
Nous nous laissons à notre tour écouter à la manière du clown, nous laissant dire en vérité.
- « Les yeux dans les yeux »par mietteetleontinebe0be5a112
Le regard du clown en soins relationnels

C’est dans la petite boutique de l’exposition « Les yeux dans les yeux » présentée au Couvent des Jacobins jusqu’au 14 septembre, que j’ai déniché cette pépite : le livre du pédopsychiatre, Daniel Marcelli « Les yeux dans les yeux, l’énigme du regard ». C’est une réflexion philosophique et psychologique sur l’histoire du regard et sa place fondatrice de notre histoire relationnelle.

L’orthophoniste que je suis aime à redire combien les échanges de regard, présents dès la naissance, sont à la source de notre communication non verbale, précédant toujours l’apparition des premiers mots qui n’arrivent que bien plus tard. C’est aussi par le regard que se tisse le lien humain de l’attachement entre le nouveau-né et l’adulte qui en prend soin.
Pour le Clown, le regard est une composante essentielle de la présence.
Dans l’exercice souvent proposé aux stagiaires pour approcher l’état particulier du clown, la personne est invitée à faire l’expérience de se laisser regarder par le public et de garder le contact-regard, sans avoir le projet de faire quoi que ce soit. Juste être là et contacter ce que ça lui fait. Vivre la sensation d’exister pleinement aux yeux des autres et accueillir l’émotion qui naît peut-être pour la laisser faire son chemin.
En Clown en soins relationnels, le regard s’offre à la personne visitée comme un coussin sur lequel se poser, un contenant dans lequel se laisser glisser, une invitation à se laisser accueillir exactement comme c’est dans l’instant de la rencontre.
Le regard du Clown Relationnel, lui, est enraciné dans ses pieds et dans son « bassin-bassine ». C’est un regard qui ne juge pas, ne sait pas d’avance, qui se laisse toucher et qui s’ouvre à toutes les surprises.
Souvent dans nos rencontres, les histoires se tissent d’abord dans le regard. Par un clignement de paupières, un soulèvement de sourcils, se devinent l’élan à l’interaction, la manifestation d’une émotion qui une fois reçus, tissent délicatement le lien.
Fanny

- Miette et Léontine au congrès de la Sfappar Miette et Léontine
Miette et Léontine s’en vont au congrès de la Sfap (Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs). De Retour de voyage en USLD, elles témoignent.
lien vers le site du congrès : https://congres.sfap.org/

- Les temps du soin relationnelpar Miette et Léontine

D’abord, nous entrons en contact avec la personne dans la délicatesse et le respect des élans et des freins en jeu. Nous avons tout à découvrir de l’autre que nous accueillons d’un œil neuf.

Puis nous prenons le temps de l’accordage. Nous disons OUI à tout ce qui se présente, y compris le refus de la visite. Nous nous tenons prêtes à nous laisser toucher par la vie qui se manifeste dans l’instant sous toutes ses formes.

Pendant tout le temps de l’accompagnement, c’est la personne visitée qui nous guide. Par notre écoute sensible, nous nous ajustons pas à pas au chemin que prend la rencontre. Dans cet espace relationnel vivant, nous pouvons accueillir et traverser toutes les émotions. Ensemble, nous découvrons les surprises, petites ou grandes qui apparaissent.

Se quitter est toujours un événement que nous prenons le temps de vivre.
